Bienvenue dans les Aravis

20 juillet, 2015

Vendredi jour de repos, direction la Clusaz, 45min pour se garer en face du Lac des Confins et partir pour une belle boucle en montagne qui me faisait envie depuis longtemps!

Première étape le Refuge de Bombardellaz, atteint en une trentaine de minute, sur le chemin je croise la Pierre Marquée, vestige des querelles de territoire entre le Grand Bornand et la Clusaz, depuis 1755 elle en délimite les terrains et à mis fin à près de 300ans de conflits.

Je prend le sentier qui monte à droite devant la terrasse du refuge, en direction des combes de la Grande Forclaz et de Tardevent, je prend un peu plus loin à gauche pour m’orienter vers la première.

La montée est régulière mais rapidement dans la caillasse, je croise quelques moutons pas courants!

La combe est grandiose et il y fait frais, c’est vraiment top!

En haut je suis le sentier à droite pour monter sur la Pointe de Tardevent, c’est à flanc de montagne et les petits cailloux rendent la progression bien lente.

Il faut monter un passage un peu exposé, dans le sens où il ne faut mieux pas glisser puis on arrive sur un superbe single quasiment sur le fil de la crête.

En haut je profite de la vue, d’un côté la combe et le lac de Tardevent de l’autre le Mont Fleury et sa superbe crête, qui d’une certaine manière me fait penser à Angel Landing à Zion aux US, le Mont Charvet et la Pointe Perçée, le dernier objectif du jour.

Je redescends tranquillement puis bascule de l’autre côté sur le Passage de la Grande Forclaz en direction des Fours.
J’ai hésité à grimper sur le Mont Fleuri mais du coup j’ai résisté à la tentation en me disant que ça me ferait un truc à faire la prochaine fois en montant par la combe de Tardevent.
Je navigue au feeling au milieu de la grande étendue herbeuse, le sentier est nickel et une petite brise me rafraichit, c’est juste parfait.

Un peu plus loin je tombe sur la gouille des Fours (une gouille c’est une petite étendue d’eau dans le langage local), quelques têtards y ont élus domicile comme souvent dans ce genre de retenue d’eau.

Je rattrape le sentier et descend jusqu’au torrent où je recharge en eau et bois copieusement ! Entre temps la cheville tourne et ça craque un peu plus que d’habitude, toujours la gauche en plus, mais encore sauvé, bien content d’être souple à ce niveau là mais ça finira bien par craquer un peu trop un de ces quatre, un peu de renforcement spécifique l’hiver prochain ne feront pas de mal…

Suit un bon coup de cul pour attendre le Col de Doran, je commence à être sec, pas une once d’ombre et le soleil tape comme il faut !
Le sentier, à nouveau à flanc de montagne, n’est pas toujours très bon, ça glisse un peu il faut être prudent.

Un dernier effort et je m’assois quelques minutes pour admirer la vue au Col de Doran, notamment la belle ligne qui monte sur « les Quatre têtes ».

Ensuite ça monte très sec, et toujours autant glissant sur des tas de cailloux, en direction du Col Vert.

Depuis le départ le soleil est régulièrement couvert par la nuages, ça m’arrange bien, sauf pour la lumière pour les photos mais j’ai moins chaud, sauf que j’ai bien vu qu’un gros bloc de nuages noirs stagne depuis un moment au dessus de la Pointe Perçée, et ça m’embête un max !

Au Col ça ne rate pas, je vais pour tenter de monter au sommet pour la première fois par les Cheminées de Sallanches, l’itinéraire un peu plus exposé et typé « escalade » que la voie normale, mais à peine arrivée à la plaque commémorative qu’il faut atteindre pour commencer je me prend une grosse averse sur le nez !

Je suis déçu sur le coup, mais vu le nuage ça va bien tomber 20/30 minutes, ce sont des averses bien localisées, il n’y a pas à se poser de questions, la pluie rend les roches glissantes et je suis seul : je descend vers le Refuge Gramusset.

Au final j’étais parti pour aller m’installer à la terrasse mais une fois le nuage disparu, le soleil se remet à taper fort et ça sèche vite, je rattrape le chemin de la voie classique et ne peux résister à faire l’aller/retour en haut, tant qu’à faire d’être là…
Je m’installe un moment avant pour manger, il est bien 13h et j’ai vraiment faim, j’ai emmené 2 galettes « tranche de jambon/fromage » préparé à l’arrache après le café le matin et un mini paquet de chips, c’est vite avalé mais qu’est ce que j’en ai chié pour monter après ça, si j’avais su que la digestion me clouerai autant j’aurai gobé une pâte de fruit pour patienter encore un peu et manger en haut ! 😀

Je croise un couple d’anglais en montant puis les occupants des lieux, de magnifiques bouquetins, un peu en retrait du tracé par rapport à cette fois, puis je suis seul après, la vue là haut est toujours autant exceptionnelle, j’en profite un moment avant de faire chemin inverse.

Descente rapidement expédiée, je recroise le couple qui me disent « quick quick », je tente du mieux possible de faire illusion, le pierrier au dessus du refuge après les lapiaz est génial on peut se lancer dans la couche de petites pierres, tellement nombreuses qu’elles amortissent et ça ne demande même pas trop d’équilibre pour envoyer un peu !
Malgré tout ce n’est pas du tout un itinéraire où on peut réellement courir mais j’adore ce genre de terrain et me déplacer au plus vite là dessus, sautant de bloc en bloc, là aussi on peut se dire que c’est suicidaire d’un point de vue cheville, certes le risque est un peu plus présent mais au final c’est jamais là dedans qu’on se crash, et le fait d’accélérer le rythme et de prendre confiance fait aussi qu’on à le pied plus sûr et qui travaille.

Au Refuge je commande un coca et une part de tarte au myrtille (3,50€+6€, on ne monte pas en 4×4 ici…), c’est délicieux et ça me requinque bien, par contre le soleil me tape sur le crâne en terrasse !

Du coup je ne m’attarde pas trop, il semble qu’il n’y ai pas l’eau courante au refuge mais un bidon rempli d’eau potable est à disposition pour remplir les gourdes donc c’est cool, même si il est en plein soleil !

Il est temps de revenir vers les Confins, une bonne descente fait perdre quelques centaines de mètres d’altitude, bien sûr la chaleur augmente de façon proportionnelle, puis j’atteins « Le Planet » et enquille sur le joli sentier, très agréable et roulant qui ramène vers le Refuge de la Bombardellaz, principalement à profil descendant avec quelques bosses sur la fin.

Je m’arrête 2min pour me rafraichir dans la « baignoire » et mouiller ma visière puis, presque arrivé, au niveau du Chalet Paccaly, qu’est ce que je vois se balader au milieu du terrain herbeux au dessus, un chamois !
Il est à bonne distance mais je suis étonné d’en voir un aussi bas et proche des aménagements des bipèdes !
Je boucle la fin de mon tour en rejoignant la voiture, qui du coup aura fait 30km et 2500m de dénivelé.

Une super journée en montagne, déjà hâte d’y retourner !