MADERE 2015 Part III

28 décembre, 2015

Jour 7

Dernier petit dej’/buffet à l’Aqua Natura, on en profite bien puis on décolle direction Santana puis Queimados pour se faire la seconde rando de levada très connue sur l’ile après celle des 25 sources à savoir la « Caldeirão Verde » (le cirque vert) qu’on enchainera avec celle « Do Inferno ».

Cette fois-ci on trouve la route facilement, arrivé à Santana au niveau du supermarché Continente il faut monter en suivant les panneaux Queimados, 4/5km de petite route puis on arrive au parking où l’on est accueilli par pas mal de monde et des chats qui ont l’air d’avoir faim!

La rando commence par un large chemin au milieu de la forêt et d’une végétation luxuriante.
Plus loin le chemin se rétrécit et nous longeons la levada (que nous longerons jusqu’au bout d’ailleurs) ainsi que d’immenses murs végétaux d’où coule beaucoup d’eau.

Nous marchons soit sur l’étroit sentier à côté de l’eau soit sur le muret de la levada, puis après plusieurs centaines de mètres nous arrivons à flanc de montagne et la levada passe le long de falaises vertes, c’est impressionnant le boulot que ça a du être de faire un passage et construire ça sur autant de kilomètres, mais amener l’eau en vallée est une motivation qui touche le domaine de la survie pour les habitants finalement!

Par moment l’eau coule en plein sur le chemin voir les torrents, il vaut mieux avoir de quoi se protéger, d’ailleurs emmener un parapluie n’est pas une idée si bête!
Un aperçu de ce que l’on peut voir…

Après 6,5km et de nouvelles traversées de tunnels (200m max cette fois-ci par contre, mais lampe indispensable quand même) nous arrivons au coeur de la forêt équatoriale, euh de Madère, le Cirque Vert, Calderão Verde, s’offre à nous, avec ses deux grandes cascades!

Nous profitons un moment de l’endroit, seuls en plus alors qu’on a croisé un certains nombre de randonneurs jusqu’ici, puis nous continuons la rando, il y aura d’ailleurs moins de monde sur cette partie mais je conseille vraiment les 4km supplémentaires!

Le chemin passe de vallon en vallon, souvent en coupant à travers la montagne via des tunnels, c’est toujours très humide, et si aujourd’hui il ne pleut pas on a quand même l’impression d’être bien mouillés.

Dans un tunnel nous entendons à un moment un énorme bruit et débouchons sur des gorges où l’eau coule avec une force impressionnante!

Encore quelques centaines de mètres et quelques dizaines de mètres de dénivelés et nous arrivons finalement à notre objectif : le Cirque de l’enfer, Calderão do Inferno!

La cascade est magnifique, tellement haute, et l’eau coule doucement, on dirait qu’il pleut le long de la falaise sur 5m de large…
On fait une pause pique nique face au Cirque puis il est temps de faire demi-tour.

En revenant sur nos pas nous retombons sur un croisement de tunnels, on va voir ce qu’il y a au bout d’un autre, en fait le chemin continue et il y a moyen d’allonger encore la rando, à priori en poussant même jusqu’au sommet de l’île, le Pico Ruivo.

Retour un peu plus rapide, nous retrouvons l’arbre avec ce tronc ayant poussé de manière bien étrange au début du sentier puis nous redescendons sur Santana et nous dirigeons vers notre troisième point de chute du séjour, une chambre d’hôte trouvée sur Booking, appelée « Moinho do Comandante ».

Waze connait le lieu et nous nous y rendons assez facilement même si le final est vraiment perdu dans le fond d’un vallon avec une route qui fait à peine la largeur de la voiture, puis au bout de celle-ci, après avoir traversé un petit pont, nous y sommes!

Nous sommes accueilli par Paula, elle nous fait le tour du propriétaire, on a la maison du haut, rustique avec pleins de détails sympa, j’adore les interrupteurs!

En bas il y a une cuisine traditionnelle, un sauna, un bassin avec des poissons et un accès à la rivière, un vraie petit paradis perdu dans la nature…
On s’installe puis on file se tremper dans la rivière et prendre quelques photos…

Le soir on profite de la vue depuis la salle à manger jusqu’à la tombée du jour puis on dîne au calme.

Jour 8

Ce matin le temps est à nouveau décevant, brouillard et pluie, comme d’hab’ la météo ne donne aucune indications précises, et ce qui est annoncé sur les différents sites est plutôt valable pour les villes côtières, sur les hauteurs passé 600m c’est la purée de pois.
Notre hôte Paula nous sert le petit déj’ à 8h, elle monte où l’on loge avec deux bolo do caco (les pains locaux) et commence à mettre la table, préparer une omelette et le café, on est un peu gêné de se faire servir comme ça mais on va pas se plaindre!
Tout est très bon, le pain est encore chaud, le café au top et les oeufs nous calent bien.

On décide d’attendre demain pour monter tenter d’avoir la vue au sommet de l’île et faire la rando entre le Pico Arieiro et le Pico Ruivo, sans grand espoir ceci dit…
Aujourd’hui on file donc faire une rando de 8km sur la Pointe Saint Laurent, le bout de terre situé à l’extrémité Est de l’île.
On roule 30/40min direction Machico puis Canaçal avant de rejoindre le parking au bout de la route.

Il fait un peu de vent mais vu comment c’est exposé je m’en doutais, par contre on doit être sur le seul endroit de l’île où le temps est clément, le soleil perce par moment et on voit le bout de l’île.

La rando est facile, vallonnée avec une montée finale un peu raide mais c’est le seul endroit où on peut réellement courir qu’on ai croisé, dans les levadas ça n’est pas la peine d’y penser, trop étroit, glissant et technique!

C’est très joli, et on se sent petit sur ce bout de terre au milieu de l’océan, surtout qu’on voit une bonne partie de l’île, même si par beau temps ça doit être encore mieux!

Au bout il y a une maison avec quelques infos sur la pointe et surtout des souvenirs à vendre et des WC à 50 centimes la vidange!

On grimpe sur la dernière colline pour admirer la vue, le bout de l’île est encore assez loin finalement, il y a un phare, mais accessible uniquement en bateau.

De retour à la « casa » on fait une petite boucle, il y a une cabane pour observer les oiseaux plus bas (mais elle est fermée) et on peut descendre sur une plage de galets.

De retour à la voiture on va faire un tour à Machico, on déjeune à côté de la plage, il est temps de tester les brochettes de boeuf locales, les espadas, par contre dans le menu pour 10€ la portion suffit pour deux personnes comme nous l’indique la serveuse, et comme assez souvent l’accompagnement est séparé, on prendra des haricots noirs pour changer.

C’est très bon, la viande est tendre et on arrose ça de deux Brisa Maracuja (le Fanta local aux fruits de la passion) puis on teste les mousses au même fruit faites maison en dessert, on fait bien car c’est copieux et délicieux, un bon repas pour 25€ tout compris avec le café.

Le ciel est toujours un peu couvert mais il fait bon donc on profite de la plage (artificielle) de sable, le temps de faire une sieste et de choper un coup de soleil sur le dos quand même! 😀

Ensuite on retourne vers Santana, on y trouve des maisonnettes bâties en forme de A, spécialité du coin, on en croise 2/3 en flânant dans les rues avec la voiture vers le centre, je regarde sur TripAdvisor mais on ne trouve pas l’endroit spécial où il faut aller, on ne cherche pas beaucoup non plus car finalement les commentaires sur le lieu sont assez mitigés.
Un tour au Continente pour faire le plein pour les deux prochains soirs et le pique nique du lendemain puis on rentre profiter du calme du Moinho do Comandante pour se reposer.

Jour 9

Réveil 7h30, on a pas revu Paula donc on suppose qu’elle va venir vers 8h pour le petit déj’ comme hier et on suppose bien!
Par contre on a un gros gros problème…il fait un temps absolument déprimant, il fait gris, il pleut, et il y a des éclairs…
On a reporté deux fois la rando impossible à manquer au sommet de l’île entre le Pico Arieiro et le Pico Ruivo, demain il est censé faire moins beau, bref on est mal!
Hier j’ai observé que le ciel s’est découvert au fur et à mesure de la matinée du coup on prend notre temps, je regarde ce qu’on pourrait visiter sur Funchal si il pleut des trombes, des caves à vins, un ciné en 3D sur l’histoire de Funchal, un tour en bateau au large, mais le coeur n’y est pas on n’a qu’une envie : monter et marcher là haut!
On fait nos adieux à Paula vers 9h30, le ciel semble être un peu moins chargé, on a environ 40min de route, plus ça va, mieux c’est, et contrairement aux autres jours plus on monte plus on voit le ciel bleu et les montagnes se découvrir!
Au parking du Pico de Arieiro il fait du vent mais considéré le temps qu’on avait au nord 2h avant il fait super beau!

Ni une ni deux on se change on rempli le sac et on attaque la rando qui doit nous emmener en face au Pico Ruivo, point culminant de l’île à 1860m!

Ça commence très fort par une descente sur une crête avec le vide de chaque côté, le sentier est pavé et sécurisé avec des mains courantes tout du long, mais c’est sûr qu’il ne vaut mieux pas avoir le vertige…

On passe devant le premier point de vue, on s’y arrêtera au retour parce que là il est blindé de gens, revers de la médaille des bus entier de touriste en stan smith font des aller/retour…

Ensuite on descend un paquet de marches, l’environnement est superbe, on comprend vraiment à ce moment pourquoi l’île est surnommée la petite Réunion.

Ce qui est top c’est qu’on en découvre encore une facette, plus montagneuse, après avoir vue les plages, ses quartiers et détails historiques, ses falaises, ses levadas, la forêt si verte et tropicale et la Pointe Saint Laurent hier, plus sèche et aux panoramas incroyables.

Plus bas, après un premier tunnel il faut choisir son chemin, on peut faire une boucle en passant d’un côté de la montagne, plus long et pentu puis de l’autre au retour, plus direct via des tunnels.
Après la bifurcation on se retrouve seuls sur le petit sentier toujours à flanc de montagne, ça monte bien et il fait lourd et humide, mais bon on va pas se plaindre, je n’arrête pas de me dire qu’on a une sacrée chance d’être là avec ce temps!

Le détour vaut le coup, c’est très beau et du coup les guides ne font pas passer les groupes par là donc on est plus tranquille.

Où est charlie?

On rejoint l’autre sentier mais on ne peut pas continuer, il y avait une indication au départ, un pan de falaise s’est effondré et a emporté le chemin, ils ont donc créé un nouveau tracé passant de l’autre côté de la montagne, un petit détour de 800m qui rajoute un peu de dénivelé et surtout encore une ribambelle d’escaliers pentus avec des marches bien hautes, au final le dénivelé ne sera pas bien élevé, 1300+, on a l’habitude de plus, mais les 3/4 se font en montant ces escaliers et ça pique!

Passé ce détour on rejoint le sentier classique et on peut voir où celui fermé a été emporté…

La fin se fait tout en montée, on passe d’abord à travers une « forêt » d’arbres morts (brûlés à priori), puis on atteint finalement le refuge situé 100m de dénivelé sous le sommet (boissons à vendre, eau à dispo et WC pas propre), avant d’enfin atteindre l’objectif, le sommet de Madère!

Rapidement un gros nuage se cale côté nord du coup on a pas la vue à 360° mais un bon 240 on va dire!
On fait quelques photos puis on pique nique, il fait toujours aussi bon, c’est un vrai miracle…

Un autre sentier qui part du sommet

Avant de repartir je tape l’indispensable pose au sommet puis on redescend tranquillement boire un truc frais au refuge où un paquet de gens sont installés, on y verra un guide tenter de motiver deux jeunes asiatiques à monter les 100 derniers mètres jusqu’au sommet, en leur disant qu’après avoir marché 3h c’est dommage de ne pas aller admirer la vue juste au dessus, mais ça sera en vain…Foutu monde…

Maintenant c’est facile on revient sur nos pas, c’est un peu l’inconvénient des randos à Madère ce sont quasiment exclusivement des allers/retours, je déteste ça, mais vu la configuration des lieux c’est difficile de faire autrement, il est possible avec deux voitures d’en laisser une à un endroit ou de faire appel à un taxi pour revenir au départ mais vu la tête des routes c’est beaucoup de logistique et de temps investi…

Cette fois-ci on revient par le chemin plus classique via les tunnels, ça nous fait quand même une petite boucle du coup, c’est très sympa par là aussi et les vues ne cessent de nous enchanter et on rencontre même plusieurs perdrix rouges pas du tout farouches…

On a aussi vu des centaines de vers noirs durant la balade, jamais croisé ailleurs juste à cet endroit en altitude…

Le point de vue proche du départ est désormais libre du coup on en profite avant de rejoindre le téléscope, la boutique de souvenir et de prendre un café au bar.

Il est temps de décoller, on a 50min de route jusqu’à notre dernier point de chute, et pas le moindre, un nouveau petit paradis trouvé sur Airbnb, appelé par son créateur « Hidden Paradise », un projet commencé il y a 7ans et opérationnel depuis 2ans même si il y a encore des idées à développer…
C’est situé au bout de Ponta Del Sol, nous suivons les indications, avant d’arriver une cascade sert de point de repère, c’est marqué qu’elle coule sur la route, bon je pensais le long de la roche sur le côté, ben nan, elle coule vraiment à flot en plein sur la route! Carwash gratuit! 😀

Ensuite on va au bout du bout d’une micro-route (comme toutes les routes de village!) et nous voilà à flanc de falaise, avec un petit parking juste ce qu’il faut pour garer 2/3 véhicules.
Pour accéder au balcon supérieur il y a un étroit escalier fabriqué avec des pierres ou un monte charge totalement homemade qui a servi à la base pour les travaux!

En haut nous sommes accueilli par Roberto qui est donc le propriétaire, il nous montre la cuisine ouverte sur l’océan, nous explique comment fonctionnent les éclairages led, le concept écologique du truc et bio en ce qui concerne les plantations, on pourra déguster des mangues, goyaves et bananes des arbres par la suite, avec un goût de folie…

Nous traversons ensuite les bananiers pour accéder plus haut et découvrir notre « chambre », un tipi perché sur le balcon supérieur avec une petite bicoque à côté qui abrite la salle de bain et les toilettes.

Forcément le lieu est vraiment atypique et dépaysant, c’est juste génial et la vue est incroyable…

On va chercher nos affaires, pas les valises du coup parce qu’il faut emmener ça jusqu’en haut, puis on teste la douche, c’est énorme, hormis les multijets et les galets sous les pieds (ballon d’eau chaude solaire au dessus de la cabane) c’est surtout la vue encore une fois qui fait son effet!

On rejoint notre hôte et les occupants du 2ème tipi situé un balcon plus bas sous le notre à la terrasse/cuisine et on profitera de la soirée là, accompagné du chaton maitre des lieux, en écoutant de la musique, un paradis…

Jour 10

Dernier jour! Ça passe tellement vite, mais c’était bien comme durée pour profiter de l’île, on a pu voir ce qu’on avait repéré tout en se reposant.
Ce matin c’est grasse matinée, on prend le petit déj’ face à l’océan puis on profite un peu des lieux…

Cette confiture de banane faite maison…😍

Vers midi on part se baigner, il y a une plage juste sous l’endroit où on est mais vraiment pas top, il y a des containers et une espèce de carrière au bout, du coup on roule 5min pour retourner à Ponta Do Sol et on fait bien la plage y est vraiment top, on en profitera toute l’aprem, en mangeant une espetada de poulet.

Retour dans notre petit paradis perché sur les falaises pour la soirée puis on retourne en ville se faire un dernier bon resto, l’Estalagem Da Ponta Do Sol, qui est aussi un hôtel, perché sur la falaise au dessus de la plage.

Dodo par tard demain réveil 6h, on a 40min de route pour l’aéroport et on arrive sur Genève vers 17h!

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