Bien peu d’entrainement depuis la XL Race, quelques sorties pour la plaisir mais l’envie et le temps à consacrer à courir était moindre, et si il y a un truc à ne pas faire c’est se forcer.

J’ai tout de même amélioré mon temps de l’année dernière à la Verticale du Môle mi juin en grimpant les 1000+ de dénivelé positif en 51’25 malgré des sensations pas terribles, de toute façon je n’aime pas ce format mais c’est quand même un très bon exercice pour s’entrainer à se rentrer dedans, un peu comme un 10km route…
Dans tous les cas une course verticale que je recommande vraiment, accessible et très bien organisée par l’association des Traileurs du Môle!

Canon EOS 70D - 0431

J’avais envie de courir le Tour des Glaciers de la Vanoise depuis que j’ai découvert l’existence de la course, qui ne le voudrait pas?
73km/3500+ pour faire le tour de la plus grande calotte glaciaire d’Europe occidentale, au milieu d’un parc naturel splendide, le tout sur un profil non pas facile mais qui laisse du répit niveau dénivelé.

On s’était donc inscrit à plusieurs au mois de Janvier, Julien, Cédric, Nicolas, Sophie et Jérémie sur le long parcours, et Clément, Claire ainsi qu’Arthur sur le Tour de l’Aiguille de la Vanoise (22km/1400+).
Finalement après une semaine de vacances, la canicule se déclare et il fait une chaleur étouffante, s’y cumule une bonne fatigue à cause du boulot et des nuits à mal dormir et avec le peu de volume d’entrainement je commence à me demander si faire le déplacement est une bonne idée…

S’y ajoute le fait que je termine le boulot à 20h le samedi, 2h de route, couché minuit, réveil 2h15! Ça pique…
Finalement nous serons un groupe réduit, les lillois ayant décidé d’arrêter le trail pour se mettre au vélo, Magloire récupèrera le dossard à Nico et Arthur sera seul sur le petit format.

Cédric nous as trouvé une maison pour la nuit, elle est top, grande et à 5min du départ.
Le soir en arrivant je prépare mon sac pendant que les autres jouent au ping pong, toujours le gros stress avant les courses par chez nous! 😀

Dimanche 5 Juillet, réveil 1h30, euh faux départ, c’est juste Cédric et Jérémie qui mangent de la crème bizarre ou des graines de je ne sais quoi dans la cuisine en bas…
2h15, là il faut se motiver, sinon le premier « repas » du jour va vraiment être proche du départ, déjà une heure d’écart c’est pas trop conseillé…

Vers 3h10 on descend se mettre proche de l’arche de départ, dernières consignes d’avant course, notamment relatives à la chaleur et à l’absence de balisage dans le Parc de la Vanoise et 3h30 c’est le top départ, avancé de 30 minutes à cause justement des températures.

Après un petit tour sur les routes de Pralognan on attaque sans tarder la première grosse montée de la journée, 1100m de dénivelé jusqu’au Col de la Vanoise, le chemin est facile mais on est pas nombreux, il faudra un bon moment pour que le peloton s’étire.

Dans notre petit groupe tout le monde part à son rythme puis dans la portion qui débouche sur le Lac des Vaches on se retrouve tous c’est cool!

Il fait encore bien nuit, pas trop chaud donc c’est parfait, on distingue un peu les montagnes, c’est beau mais si il y avait un peu plus de lumière ça serait encore mieux!

Après 1h30 de course, environ 8km/1000+, nous arrivons au premier ravitaillement au Refuge de la Vanoise, je remplis une gourde, comme il fallait pas mal de capacité en eau j’ai retenté de mettre les bidons Ultimate Direction dans le Anton 5L, pas eu de soucis malgré des premières impressions bof à l’époque où je l’avais acheté, ça frotte un peu sur les côtes mais ça va et ça permet d’avoir un peu plus d’eau et de mettre des pastilles plus facilement.
J’attrape un bout de pain à manger et une pâte de fruit et je suis prêt à repartir mais mes compagnons du jour se prennent à faire du tourisme culinaire, j’avance de 30m mais ils ne viennent pas, apparemment Julien a pressé tout le monde c’est pas moi qui suis passé pour le gros stressé du temps gagné au ravito, bon au final on s’arrête pas plus de 5min (ce qui est énorme pour un compétiteur ceci dit 😀 ).

C’est reparti pour une portion de 15km, 500+/700- vers le Refuge de l’Arpont, on court tous ensemble, c’est trop bien, le terrain est tantôt tranquille tantôt assez technique dans la caillasse à travers un pierrier, le soleil se lève petit à petit et le paysage est superbe…

Julien est légèrement en retrait, ça veut dire qu’il doit pas être bien (ou que la montagne refuse son style cf ci-dessous 😀 ), tandis que Cédric avance pas mais lui c’est parce qu’il a peur d’avoir des crampes!

A un moment je passe Magloire qui est arrêté sur le côté, sur le coup je crois qu’il cherche un truc à bouffer, mais si je savais ce qu’il s’apprête à faire… 😀

On termine cette portion toujours sur un bon rythme régulier et on arrive au ravito à 4 avec Jérémie, Cédric et Julien, Magloire n’étant plus à portée de vue, on se demande ce qu’il trafique.

Next stop le Refuge de Plan sec, 15kms 1000+/1000-, il suffit de suivre le balisage du GR du Parc de la Vanoise, d’ailleurs il n’y en a pas autrement si ce n’est quelques petits fanions jaunes de temps en temps, mais bon difficile de se perdre si on a étudié un minimum le tracé…

C’est là que je vais me faire rattraper par le manque d’entrainement, et surtout par la chaleur, pourtant en repartant je suis assez bien, ça descend aussi ce qui aide pas mal, on déroule assez bien avec Julien en tête, puis arrive une bonne pente où Cédric décide enfin d’enlever le frein à main, ce qui fait exploser notre groupe, Jérémie le suivant à vue tandis que Julien et moi on avance moins vite, n’étant pas équipés de cuissots anti-gravitationnels.

Cédric finira en envoyant du lourd, 17ème, alors qu’on tournait ensemble jusqu’au 30ème entre la 80 et 100ème place, récompense de son gros volume d’entrainement depuis cet hiver, et aussi il ne boit aucun alcool quelle torture… 😀

Je prend un coup de chaud lors de ces multiples ascensions qui s’enchainent, il doit être dans les 8h30 mais il commence à faire vraiment chaud, je bois comme il faut mais rien à faire le mal au crâne se pointe et je commence à plus trop prendre de plaisir, surtout que je suis seul, Cédric et Jéremie partis devant, Julien un peu derrière et Magloire toujours porté disparu.

On attaque une descente assez cool, Julien me rattrape et accélère franchement, puis un peu plus loin c’est Magloire Macfly qui recolle, il me raconte avoir bu de l’eau trop chargée en poudre de perlinpinpin dès le début de la course et ça lui a foutu le bide en vrac, le reste de l’explication restera censurée sur ce blog. 😀

Au final on arrive quelques minutes après Julien au ravitaillement, je suis pas au top et là il m’annonce avoir rendu son dossard! En fait il était mal depuis ce matin et avait pris la décision depuis un moment…
Du coup je me pose la question aussi, et rapidement je décide de faire pareil même si il me pousse à continuer, c’est sûr que je pourrais avancer mais à quel prix, il va faire de plus en plus chaud et la course se termine par une bonne grimpe de 1000+ suivi de 15km de descente dans la fournaise, autant dire que je risque d’y laisser beaucoup de plumes…

Au final je me pose, mange, bois de la soupe, ça va mieux mais je sens bien que si je continue je ne prendrais plus de plaisir, du coup après une heure je rend mon dossard et on profite de la jolie vue du refuge, ça n’a pas aidé non plus, si j’avais été seul, au fond d’une vallée moche, j’aurais probablement continué.

Mais la raison ultime pour laquelle j’aurai du reprendre le chemin ce jour là c’est le temps horriblement long qu’on à mis pour rentrer, jusqu’à 13h on est resté au refuge, puis il a redescendre 5km en trottinant dans la vallée pour attraper un bus, le temps que tous les éclopés/blessés/transfusés descendent, à pied ou avec la navette 6 places qui faisait des aller/retour pour les plus amochés, il était 15h30, 2h de route pour faire le tour du massif et revenir à Pralognan sous les bruits de vomi d’un malade en car, que du bonheur…
Disons que en finissant en marchant on aurait été plus vite, ça nous servira de leçon, mieux se renseigner sur le rapatriement même si je pense que l’arrêt de la course a été la bonne décision, j’aurai loupé quelques bonne sorties par la suite si j’avais été au bout, et il faut savoir cibler ses objectifs.

Depuis j’ai couru l’Interlac Trail en duo avec ma chérie, les 20 derniers kilomètres des différents parcours, du Revard à la plage d’Aix les bains.
J’ai eu un dossard gratuit mais il a quand même fallu payer 2×8€ de navette + 2×10€ pour le repas, inscription à 46€ normalement, 41€ par tête pour courir 2h.
Le parcours est intéressant dans le sens où l’on descend de la montagne au lac mais sinon les 5 premiers kilomètres sont horribles sur de grosses pierres, ancien chemin de la crémaillère, ensuite c’est un peu plus soft pendant 10km puis le final se fait en ville forcément, mais ça n’est pas désagréable le tracé à été choisi au mieux, avec le final sur le port puis la plage.

L’objectif ultime se rapproche petit à petit, c’est loin mais si proche en même temps, jeudi 15 Octobre à 15h on sera sur la ligne de départ d’une sacrée aventure avec Julien, le Grand Raid Cathares, quand on s’est inscrit le parcours était annoncé à 160km/6800+, ce qui faisais déjà un sacré morceau mais du coup l’orga à du se dire qu’ils allaient mesurer le parcours avec un gps en fait, et surement changer quelques passages, puisque maintenant on est partants pour 177km/7800+!
17km/1000+ de différence, sur une course de ce format et après tant d’heure c’est une différence énorme, mais bon j’ai comme un pressentiment qu’il faudra passer la ligne pour connaitre le profil réel (et avoir 2 voir 3 montres GPS pour enregistrer les traces…).

Si le nouveau profil s’avère correct il va falloir compter entre 30 et 35h de course à la louche, je pense qu’il faudra que je dorme une demi-heure le vendredi matin au mieux, c’est plus une course mais une aventure pour nous, pour moi le plus long a été l’Endurance Trail 100km/5000+ et Julien le 110km/5000+ de la Grande Traversée.
On peut le faire c’est certain, la barrière horaire étant fixée à 46h, par contre il va falloir vraiment bien le jouer stratégiquement, ne pas aller trop vite, ne pas se mettre dans le dur avant que de toute façon la tête doive prendre le relai et surtout s’entrainer en conséquence, en ce moment je fais quelques belles sorties mais pour s’aligner et ne pas subir, pouvoir en profiter au maximum, il va falloir être régulier un maximum dans le volume.

Je suis parti pour 3 semaines chargées, ce dimanche on va courir le Courchevel XTrail 33km/2200+ avec les potes, je vais courir tranquille pour boucler une semaine d’une bonne quinzaine d’heures d’entrainement, toujours croisé, vélo inclus donc, une semaine plus légère du 17 au 23 Août pour assimiler un peu et on va courir le nouveau format marathon du Bélier en relai avec Cédric le dimanche 23.
Ensuite à nouveau 3 grosses semaines où je compte bien passer minimum 20h le coeur à plus de 110 pulsations/minute puis encore une semaine légère avant de partir faire le Tour du Mont Blanc en groupe à 10 sur 4jours du 10 au 13 Septembre, trop hâte!
Suivrons 10 jours de vacances à Madère où je me reposerai, surement un peu de rando/course ou de la rando tout court puis en rentrant une dernière semaine avec de l’intensité avant de relâcher et de faire un maximum de jus les 15 derniers jours avant la course.
En gros voilà le programme, hâte d’y être en espérant que la préparation se passe bien et être en forme le jour J!

Cathares