Bon ok je me suis un peu tapé un délire avec le titre… 😀

Pure invention de ma part, l’Ultra Tour du Parmelan et des Glières, une boucle non officielle, un OFF, de 55km et 3200+ à travers un des hauts-lieux de la résistance française!
La devise des maquisards des Glières était : Vivre Libre ou Mourir (cf une photo plus bas), je vais pas faire un cours d’histoire mais pour ceux que ça intéresse d’en savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Maquis_des_Gli%C3%A8res

Dans le cadre de ma préparation au Grand Raid Cathares je m’envoie quelques bonnes sorties longues/journées sur les sentiers, et hier après étude du plan avec l’ami Cédric je me suis lancé sur ce chantier, attiré aussi par le côté historique du parcours et la proximité de sentiers que je n’avais pas encore emprunté!

6h45, après 25min de route je suis au parking au dessus de Villaz d’où commencera le tour.
Pas besoin de frontale le jour pointe le bout de son nez, j’attaque la montée au Parmelan en prenant le chemin le plus court, il fait encore frais à cette heure là mais la température corporelle monte rapidement avec l’inclinaison de la pente…

Au croisement je prend direction le Petit Montoir et continue vers le chalet et parking de l’Anglettaz, puis il faut monter à droite pour monter plus haut sur le plateau et le contourner, le sentier est déjà bien technique…

Plus loin à une bifurcation je me trompe et me retrouve devant la Grotte de l’Enfer, du coup je descend un peu dedans voir si il y a des monstres puis je reviens sur mes pas pour me remettre sur le droit chemin!

Ensuite c’est parti pour la descente de l’autre côté du plateau, c’est long, peu emprunté et (très) technique, à savoir un sentier parfois recouvert de hautes herbes, des descentes raides dans la caillasse et sur rocher avec plusieurs bouts de câbles pour s’aider si besoin…

L’objectif en vue en bas, le village de Nant Sec :

Fin de la descente sur un single un peu plus cool en forêt, pas un chat c’est vraiment agréable, un détour est possible vers la Grotte de la Drau mais je me garde ça pour une autre fois.
En bas je tombe sur le Pont des Molliets et une stèle en mémoire des héros de la résistance.

Je me dirige vers Nant Sec, j’ai essayé de voir si il y a un chemin pour rejoindre la suite du sentier situé le long de la route qui monte au Plateau des Glières mais je ne trouve rien d’intéressant donc je pousse et de toute façon il faut que je me ravitaille en eau, ça fait environ 2h30 que je suis parti avec deux bidons de 600ml.

Une petite fontaine se trouve sur la gauche, un énorme golden retriever m’accueille, je le fais boire à la gourde il à l’air content puis je reprend mon chemin.
Au croisement des routes il faut prendre à droite vers « Le Vernet » puis dans un lacet un chemin type 4×4 monte à droite, en l’empruntant on tombe sur un chalet et sur la gauche il y a un tout petit sentier absolument pas débroussaillé mais ça passe et ça permet d’éviter de se taper la route jusqu’au moment de rejoindre le départ du sentier du Pac du Roc (un peu plus bas à gauche en haut du sentier).

C’est parti pour une longue ascension jusqu’à Sous Dine (750m > 2000m), la montée jusqu’au Pas du Roc est géniale, c’est pas non plus hyper raide, la vue est dégagé et les aménagements sont très sympas…

En haut la pente se radoucit et je continue jusqu’au Chalet du Plan, le soleil commence à taper et je suis hors de la forêt, je fais gaffe de ne pas boire comme un trou car je pense ne pas trouver d’eau avant un bon moment.
Au dessus du chalet je prend à gauche direction le Chalet de Landron,c’est parti pour une boucle autour de la Montagne de Sous Dine.
Une stèle commémore à nouveau la mémoire des maquisards…

Au Chalet de Landron je me souviens avoir retrouvé Cédric quand il a couru le Trail des Glières l’année dernière pour la fin de course, un très bon souvenir!
Il faut ensuite continuer jusqu’au lieu « le Trou de la Pierre » puis c’est parti pour la montée finale, 3km/400+, marche rapide à un rythme que j’espère tenir au Grand Raid Cathare dans chaque ascension comprise entre 300 et 700+ au maximum environ (pour un total qui sera compris entre 6800 et 7800+ mais ça on ne sait pas encore car ça dépend d’une signature d’un officier qui tarde à venir pour avoir l’autoristation de traverser une base militaire!), je rattrape un premier randonneur puis deux jeunes un peu plus haut, l’endroit, accessible depuis Thorens Glières, attire un peu plus de monde.

En haut la vue avec le Mont Blanc en fond se découvre petit à petit et par endroits sur les lapiaz de nombreux empilements de pierres ont été réalisés, ambiance…

Un dernier effort et j’arrive à la Croix de Sous Dine à 2000m. La vue est fantastique.

La montagne de Surcou, un des terrains d’entrainement de mon pote Robin qui travaille pas très loin :

Je continue le long de la crête, un passage vraiment génial, où je croise quelques bouquetins forcement c’est leur genre d’endroits préférés…

Au bout le sentier redescend, c’est un peu raide et ça se termine par un câble pour passer quelques roches mais ça se fait bien!

En bas il suffit de traverser l’alpage et de rejoindre le sentier pour le reprendre vers la droite afin de retourner vers le Chalet du Plan. Je m’arrête manger mes mini sandwichs puis repart un peu vite ce qui déplait fortement à mon estomac, du coup je ralentis et en profite pour m’amuser un peu avec les locaux…

Au chalet ce n’est pas très clair mais il faut traverser le fond de vallée pour rejoindre la forêt en face, le sentier passe dans l’herbe au milieu puis il y a des panneaux qui indiquent le Monument National à la Résistance.
Petite bosse à passer pour arriver au dessus du Plateau des Glières, haut lieu du ski de fond en hiver!
Entre temps je me prend le pied dans une racine et me vautre royalement, rouvrant les plaies de ma chute à vélo de mardi, c’est ma semaine…
C’est donc en pissant le sang que je descend sur le Plateau, heureusement tout comme mardi le matériel va bien, d’ailleurs je test un maillot Compressport acheté à vil prix sur internet et malgré le côté visuel déplaisant de la « compression blanche » je dois reconnaitre qu’il est très agréable à porter!

Je m’arrête aux sanitaires de la maison d’accueil du Plateau pour me refaire une santé et boire comme un trou, ça commençait à faire long depuis Nant sec mais il n’y a pas d’autres points d’eau à priori, même si il y a de nombreux abreuvoirs pour les bêtes mais branchés en direct sur des tuyaux donc pas moyen de remplir sa gourdasse!

A peine reparti la batterie de ma 310XT est HS, d’ailleurs pour la GRC il faudra que je trouve quelqu’un qui m’en prête une vu le temps qu’on va y passer…
Ensuite je prend la direction du Chalet d’Ablon pour rejoindre à nouveau le Parmelan, plusieurs sentiers s’offrent à moi, je décide de passer par celui qui semble en balcon « par la barre », en fait il chemine en forêt avant de redescendre sur le chalet.

A ce moment là c’est au tour de la batterie de mon téléphone intelligent de rendre l’âme assez soudainement, sur le coup je me dis tant pis une fois au Col du Pertuis je connais, oui sauf que je n’y suis pas et la super application Iphigénie avec les cartes IGN va fortement me manquer…
Au bout du vallon il faut monter à droite par la Croix du Bénitier pour rejoindre le col derrière la « bosse ».
Petit passage un peu escarpé, en bas une corde est tendue au dessus d’un trou dans le sol avec un message du club de spéléo d’Annecy qui est, ces temps-ci, en train d’explorer les profondeurs et de sécuriser les lieux, je ne suis pas spécialement claustro mais je ne m’y risquerai pas, les trous ou tu passes que les bras tendus en l’air c’est sans moi! 😀

Arrivée en haut de la bosse c’est un champ de Lapiaz et la forêt qui prédomine, en face je vois le Parmelan, je suis les points rouges sur les pierres, mais à un moment plus rien, et là je fais l’erreur de me dire que je vais retomber dessus en suivant la direction « à vue », haha le con! 10min plus tard je suis en train de jardiner en pleine forêt au milieu des lapiaz et j’ai perdu la visibilité sur le Parmelan…
Ça durera plusieurs dizaines de minutes, j’avance prudemment il y a des trous partout et c’est pas le moment de se faire une cheville alors que je n’ai plus de batterie sur le tel.
Un troupeau de vaches sur trouve plus bas pas loin du col je suppose, du coup je m’oriente avec le bruit des cloches, mais je ne peux pas passer où je veux la forêt est de plus en plus dense et les minutes sont longues…
Finalement je finirai par retomber sur le sentier après m’être bien griffé les jambes, la prochaine fois je pars avec la batterie à fond et dès que je perds le marquage je rebrousse chemin direct!

Dernière grimpette du jour par le sentier du Pertuis pour remonter sur le Parmelan, c’est tout sauf roulant comme une bonne partie de la journée, en haut la vue est superbe comme d’habitude, direction le Refuge du Parmelan et la Tête du Parmelan.

Quelques photos prises lors d’un tour du Parmelan avec Julien l’année dernière…

Je finis cette superbe boucle en redescend par le Grand Montoir et le Chalet Chappuis, vraiment une super journée, sans forcer, très bonne sortie même si ces sentiers sont difficiles à courir, ça m’habitue à un rythme plus calme qui sera indispensable si je veux avoir un espoir d’aller au bout des 170km du Grand Raid Cathares, en attendant l’entrainement continue et dans 15jours nous serons entre Courmayeur et Champex avec les potes et ça ça va être bon!

La trace depuis le parking jusqu’au Monument de la Résistance sur le Plateau de Glières :

Et la fin après le décès de la batterie, reconstitué avec OpenRunner, l’outil indispensable pour préparer ses sorties…
Au total environ 55km/3200+ pour cet « UTPG » que je vous conseille de faire à l’occasion!